Mardi 20 octobre 2009
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éd. Delcourt, 2004.
7.95 euros.
Troisième et dernier épisode de cette fresque familale japonaise. Dans le précédent tome Ayako
avait réussi à s'enfuir des terres des Tengé et était montée à l'intérieur d'un camion, en direction de Tokyo, afin de retrouver le mystérieux bienfaiteur ayant approvisionner des années durant
un compte à son nom. Cet épisode nous plonge au coeur de la ville nipponne et de ses guerres de gangs qui éclataient à cette époque, et dont la violence fit des victimes parmi les civils. On
retrouve également Jiro, absent du deuxième volume et dont on avait suivi le retour de guerre dans le premier épisode et sa descente aux enfers. Ayako est ainsi plongée au coeur de la ville, où
évidemment elle a du mal à trouver ses repères, l'enfermement étant pour elle la seule façon de se protéger. Voici donc l'ultime volume de cette série qui va confronter tous les membres de la
famille, vers un dénouement qui s'avère inéluctable.
C'est encore et toujours rondement mené. Les personnages sont adultes et commencent à dresser un
bilan de leur jeunesse et des actes accomplis par leur famille... tout sauf réjouissant ! Le mâle dominant est encore et toujours très puissant... Un petit peu difficile à supporter tout de même
à la longue... face à des femmes qui ont quant à elles du mal à réprimer leurs sentiments et leurs ardeurs sexuelles ... mouais mouais mouais.
Enfin bref, j'imagine que c'est un regard occidental et féminin mais dont il est important d'être
conscient lorqu'on se lance dans la série. Aucun regret de l'avoir achever (bien que contente de passer à autre chose), cela reste dans tous les cas un incontournable du manga japonais... à lire
avec modération ;)
Par Mimi
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Mardi 20 octobre 2009
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/2009 21:56
éd. Delcourt, 2006.
7.95 euros.
Nous revoici en compagnie de la famille Tengé, la très torturée et amorale famille japonaise.
Nous l'avions quittée en très facheuse posture dans le premier volume : Ayako, témoin du meurtre d'une de ses amies avait été enfermée dans une resserre. Ce tome est consacré à ce personnage et
son frère restés sur les terres familiales, qui grandissen tant bien que mal entre un grand-père obsédé, manipulateur et menteur et l'aîné de la famille, plus cupide tu meurs ! Evidemment, la
jeunesse d'Ayako est complétement irréelle, cloîtrée dans une pièce qui va petit à petit être aménagée et les relations avec son jeune frère qui vont devenir incestueuses.
C'est toujours très bien maîtrisé, l'histoire de cette famille croise celle du Japon. Je ne pourrais quand même pas passée outre l'évocation d'un certain malaise face aux caractères et à la
mentalité de nombreux membres de cette famille, qui continuent petit à petit à plonger dans le sordide et l'horreur. La fin cependant va nous laisser l'espoir qu'Ayako pourrait changer la
destinée des Tengé. A lire donc, mais le côté malsain est de plus en plus présent... et a rendu ma lecture un peu moins plaisante sans doute.
Par Mimi
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Mercredi 30 septembre 2009
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/2009 19:40
éd. Vents d'ouest,
2001. 17.99 euros.
Voici 15 "nouvelles" en BD sur le thème de la sorcellerie, diablerie, sorts et autres croyances
en tout genre. Le postulat de base est simple, Chabouté nous plonge en rase campagne où survivent de vieux maléfices, où sévissent de vieilles sorcières. 15 histoires courtes, tour à tour drôles,
effroyables ou macabres.
On croise ainsi une femme qui tente de raviver les ardeurs sexuelles de son mari en usant de la
magie, un homme bien décidé à se débarasser de son épouse, une troupe ambulante dont la voyante va changer le destin d'un villageois...
On retrouve bien ici la plume et le dessin de Chabouté. Les scenari sont extrèmement bien
ficelés, en quelques planches l'atmosphère est installée et chaque nouvelle trouve parfaitement sa chute. Un travail encore une fois de très bonne qualité.
J'émettrais tout de même un petit bémol concernant les illustrations, les visages des campagnards
très rustres et grossiers ont fini par me déranger. Si cela est plutôt sensé pour le sujet traité, c'est visuellement lourd et un peu trop caricatural à mon goût. Le scénario, encore et
toujours...
Par Mimi
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Mardi 15 septembre 2009
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/2009 21:07
éd. Delcourt, 2003 (rééd.
1988). 7.95 euros.
C'est la fin de la seconde guerre mondiale, le Japon est occupé par les Américains et en pleine
crise d'après guerre (crise des emplois...). Il est l'heure pour Jiro Tengè de retrouver sa famille après des années d'absence. Il est accueilli froidement par un père qui a honte de son fils qui
a été fait prisonnier plutôt que de mourir au combat. Nous rencontrons une famille japonaise très traditionnelle, sombre et déchirée : un fils aîné prêt à tout pour hériter des terres
paternelles, un père coureur de jupons, violent et la petite dernière : Ayako, née du grand-père et de sa belle-fille (qui se révèlera vite être un témoin gênant).
Jiro quant à lui, est devenu espion pour les forces de l'occupation américaine et une de ses
missions va rapidement se compliquer et impliquer sa famille.
Osamu Tezuka, créateur et maître incontesté du manga, signe ici le premier tome d'une trilogie
très sombre mais emballante. On y découvre un Japon vaincu et occupé (aspect de la seconde guerre mondiale peu évoqué en Occident) et une famille terrifiante. Les relations entre ses membres sont
d'une grande violence et l'ordre familial écrasant. Une famille d'une misogynie hors du commun (jamais très plaisant lorsque l'on est une femme). Tout y est cependant : aventures, Histoire,
amour... Une oeuvre très complète dont je vais me hâter de lire la suite.
Par Mimi
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Vendredi 21 août 2009
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/2009 22:42
éd.
Vents d'Ouest, 2000. 17.99 euros.
Je continue sur ma lancée et viens de terminer un troisième Chabouté. Dans le
désordre, après Tout seul et Henri Désiré
Landru, voici Pleine lune.
Edouard Tolweck est un fonctionnaire bien raciste de base, célibataire, beauf en
puissance qui mange tous les soirs la même boîte de cassoulet, directement dans la casserole.
Notre "héros" travaille aux ASSEDIC et un soir, à la fermeture (17h00 bien tapante
: un client l'ayant bien compris malgré lui !) se voie confier par son supérieur une lettre à remettre en main propre à une personne habitant à deux pas de chez lui. Tolweck tarde un peu, puis se
dépêche de mener à bien sa mission (trop angoissé de rater le coup d'envoi du match de la soirée) alors que la nuit (de pleine lune) est tombée. Une nuit qui va voir s'enchaîner des évènements de
plus en plus fous autour de notre homme : cueilli par une bande de braqueurs, face à face avec un éléphant...
Ca part dans tous les sens (un peu à la Tarantino), si tous les phénomènes trouvent
leurs explications, l'accumulation des péripéties est un peu surprenante. Chabouté signe ici un album très noir, violent et très critique d'une société qui a peur de
tout.
En tant que fonctionnaire, l'image qui est donnée de la fonction est bien loin de
me ravir mais ne généralisons pas... on y retrouvera sûrement certains dans ce portrait.
L'histoire est toujours très bien maîtrisée (la chute assez jouissive), cependant,
j'ai nettement préféré les deux autres cités précédemment.
Par Mimi
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Mercredi 12 août 2009
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/2009 13:54
éd. Vents
d'ouest, 2006. 17.99 euros.
Tout commence dans une salle d'audience, surchargée... Un homme est accusé d'avoir commis une série de meurtres et
d'avoir, une fois la macabre affaire accomplie, découpé et brûlé ses victimes dans le poêle de sa maison de campagne. Henri Désiré Landru, marié, père de famille aurait en effet usé et abusé de
son charme afin de rencontrer et séduire des femmes aisées en vue de les dépouiller. Une fois toute l'affaire réglée il les tuait... Le procès a marqué une époque et a fait de Landru un des plus
grand criminel du début du XXe siècle.
Chabouté nous en donne une version légèrement différente. Reprenant cette affaire criminelle il suppose que Henri
Désiré Landru aurait pu tout aussi bien n'être que le bouc émissaire d'une affaire criminelle qui le dépassait très largement. En toile de fond, la guerre fait rage... notre "héros" déambule dans
les rues de Paris où de nombreuses femmes seules n'attendent que les belles paroles d'un homme capable de les aimer à un moment où l'horreur fait rage.
Chabouté exprime ici tout son art avec de somptueuses planches en noir et blanc qui font toujours tellement penser à des story-board. On se laisse embarquer dans cette histoire sordide : tout y
est : beauté de l'illustration et plaisir de lecture... Encore un coup de coeur !
Décidément, Chabouté m'emballe. J'ai commencé par sa dernière BD : Tout seul et je me lance dans ses plus anciennes publications... de découvertes en découvertes... c'est jouissif
!
Par Mimi
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Mardi 11 août 2009
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/2009 14:07
éd. L'iconoclaste,
2007. 22,90 euros.
Marisa Acocella Marchetto est illustratrice à New-York, elle a 43 ans et pourrait très bien
s'apparenter à Carrie Bradshaw : héroïne de Sex and the City qu'on ne présente plus. Entre Stilleto, foulards Pucci et autres articles de fashionista, notre héroïne se rend de cocktail en
cocktail, de magazine en magazine, et profite de ses multiples amis dans d'excellents restaurants italiens dont l'un des chefs va vite devenir bien plus qu'un ami... Tout va bien dans le
meilleur des mondes, insouciance totale... jusqu'au jour où notre Carrie en puissance sent comme une boule dans son sein gauche.
Tout bascule à partir de ce moment, de rendez-vous en rendez-vous, de médecin en médecin, notre héroïne se voit diagnostiquer un cancer du sein.
Hitoire vraie de cette illustratice new-yorkaise qui nous embarque dans une bande dessinée où chacun (peut-être plus "chacune" il faut l'avouer) trouvera son compte : histoire d'amour, mode,
maladie et traitement lourd, relation mère / fille... Cette BD permet d'évoquer le quotidien de Marisa depuis la rencontre avec son homme à la fin des traitements contre le cancer, nous
permettant de nous rendre compte des différentes phases du traitement... C'est vraiment pas mal fichu, ça fourmille, c'est très dense dans l'illustration comme dans les textes. Si au premier
abord j'ai été freinée par les dessins que je trouvais un peu proche d'une brochure médicale du genre "le Gloupton attaque ta carrie", cette sensation s'est vite dissipée et je me suis prise au
jeu. Enrichissant, divertissant... et clinquant (la couverture est plus qu'aguicheuse !) Une lecture très agréable, laissez vous tenter !
Par Mimi
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Dimanche 9 août 2009
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/2009 10:34
éd.
Gallimard (Bayou), 2008. 16,50 euros.
Bayou, ou la colection de BD inclassable dirigée par Joann Sfar. Souvent proposées comme des bandes dessinées
jeunesse... je doute ! Ados, certes... (On pense aux Aya de Yopougon...)
J'ai déjà évoqué mon incapacité à savoir lire correctement les BD, ce qui ne m'empêche pas de
persister.
Ici, nous avons à faire à une bande d'ados (16-17 ans) qui se rend à une soirée. Le tout se passant dans un futur
proche.
Une des filles de la bande a amené sa cousine : Codette, réfugiée du Watakou (pays que sa famille a quitté à cause
de bouleversements politiques). La soirée (entre défis d'ados et substances illicites encore méconnues) se déroule dans une tour dernier cri. L'organisatrice n'est autre que Végétaline : "la
princesse de la frite", fille d'une grande entrepreneuse qui ne se rend jamais à ses propres soirées.
De défi en défi, Codete est amenée à rencontrer cette princesse et sa vie va en être chamboulée.
Un grand cocktail de tout et de rien : inventions technologiques, noms hallucinés, personnages en quête d'identité
et d'amour, homosexualité féminine, équipe de scientifiques déguisés en power rangers...
C'est plutôt agréable à lire, le graphisme n'a rien d'incontournable mais on se laisse porter entre rire et
émotion. Ni coup de coeur ni coup de gueule, pourquoi pas ?
L'auteur a remporté un prix pour la série des Nini Patalo au salon du livre et de la presse jeunesse de
Montreuil, en 2007.
Par Mimi
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Dimanche 19 juillet 2009
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19
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/Juil
/2009 18:57
éd. Vents d'Ouest, 2008. 25 euros.
Tout d'abord, pour commencer, je ne suis pas une grande lectrice de BD. Loin de moi l'idée de penser que c'est de
la sous-littérature, lecture facile... Pas du tout ! C'est juste que je pense ne pas savoir très bien lire les BD... Oulala.. pas bien finie celle-là me direz vous! Je pense juste ne pas savoir
très bien décrypter les images... du coup, passer à côté de beaucoup de choses. Mais peu importe, cela ne m'a pas empêché de dévorer cette BD de Chabouté (pour ados et adultes).
Pour ceux qui s'y connaissent en BD, on ne présente plus le scénariste-illustrateur qui nous livre ici une pure merveille.
Pleine mer, un phare isolé se dresse face à nous, au-milieu des vagues et des mouettes, seul ! Seul, excepté une fois par semaine, losqu'un bateau de pêcheur vient déposer sur ses marches deux
caisses de victuailles... Pour qui ? C'est la question que se pose le marin fraîchement débarqué dans le bateau.
Les illustrations en noir et blanc sont somptueuses, le récit est avant tout graphique... et passés quelques questionnements sur l'étrangeté de certaines scènes, on est immergé dans ce splendide
album de près de 400 pages... qui nous raconte une très grande histoire... à l'aide d'un dictionnaire et de quelques photos... si, si !
C'est difficile d'en parler, lisez-le, ou plutôt, regardez-le, c'est un vrai moment de bonheur !
Par Mimi
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