les orphelins du temps - la listetrad. Franck Poncelet, éd. Toucan jeunesse, 335 p., 2009. 16 euros.

 

Alors que la jeune Angela entame son premier jour de travail dans la compagnie aérienne Sky Trails Air, la voilà confrontée à un événement des plus extraordinaires : un avion vient de se matérialiser sur une piste de l'aéroport. Cet avion semble être apparu de nulle part, toute lumière éteinte, sans pilote aux commandes et comble de l'étonnement, lorsqu'Angela y pénètre elle trouve sur chaque siège un bébé ! 36 bébés au total vont y être récupérés.

13 ans plus tard nous rencontrons trois adolescents : Jonah, Katherine et Chip. Jonah est un garçon adopté et il ne fait aucun doute pour le lecteur qu'il fait partie des 36 bébés rescapés, Katherine est la jeune soeur de celui-ci, quant à Chip, il va découvrir que depuis 13 ans sa famille lui cache son adoption. Les deux garçons vont recevoir une succession de lettres anonymes leur annonçant que quelqu'un va venir les récupérer. D'où viennent-ils ? Qu'est ce qu'un post-it avec le nom d'un agent de la CIA fait-il dans leurs dossiers d'adoption ? Des gens se matérialisent-ils et disparaissent-ils vraiment devant leurs yeux ? Autant de questions et bien d'autres auxquelles vont devoir, ou du moins essayer, de répondre nos trois adolescents afin de savoir d'où ils viennent et ce à quoi on les destine.

 

L'histoire étant des plus alléchantes, je me suis donc laissée tenter par cette lecture estivale mêlant enquête, science-fiction et quête d'identité... et bien j'aurais mieux fait de m'abstenir ! S'il est vrai que l'intrigue est prenante (surtout dans les cinquante dernières pages) et que l'on a envie de savoir d'où viennent ces enfants et de connaître le fin mot de l'histoire, le style gache absolument tout. L'écriture est des plus navrantes, voire inintéressante : "L'adolecent aimait en effet le soda. Le jour de ses 10 ans, pendant sa fête d'anniversaire, il en avait bu une bouteille entière de deux litres, tout seul, pour gagner un pari..." Une succession de clichés ou de réflexions inutiles ponctuent le texte et desserve totalement l'intrigue. La traduction n'est pas sans tirer encore un peu plus vers le bas le roman : une bouteille devient une cannette quelques lignes plus loin, un appareil électronique appelé "élucidateur" devient un "éluciateur", sans parler des coquilles.

Bref, beaucoup d'idées dans le fonds mais la forme est une horreur ! Deux tomes parus à l'heure actuelle.

Retour à l'accueil