trad. Bee Formentelli, éd. Gallimard jeunesse, 283 p., 2009. 12 euros.

Lucy vit en Angleterre au XVIe siècle. Elle aide sa mère dans son travail de gantière, afin de faire vivoter la famille, tandis que le père se contente de boire du matin au soir. Afin de se faire trois sous, la jeune fille plante en cachette des plans de lavande dans le but de confectionner des faisceaux qu'elle revend au marché, malgré l'interdiction de son père. Surprise par celui-ci, la jeune fille se voit contrainte de fuir le foyer familial et part ainsi à la recherche d'un travail. Et qui sait, peut-être pourra t-elle un jour entrer au service de sa bien-aimée reine Elizabeth ? En chemin, elle saute à la rescousse de deux petites filles embourbées dans la rivière, qui s'avéreront être celles du Dr Dee, magicien personnel de sa majesté. En raccompagnant les deux petites chez elles, Lucy se verra offrir un poste de servante et, sans le savoir, pénétrer dans un univers des plus étranges, entre magie, elixir et complots royaux.

Premier tome d'une trilogie historique, ce roman nous plonge dans l'Angleterre de la fin du Moyen-Âge. On y côtoie les personnages, les habitudes, la Cour royale et le vocabulaire de l'époque. L'atmosphère est très bien retranscrite et plonge parfaitement le lecteur dans cette ambiance. L'ouvrage est plutôt accessible, je le conseillerais plus pour des ados du fait de la richesse du vocabulaire, mais il pourra plaire dès la 6e/5e pour les amateurs(trices) du genre. Je n'ai, pour ma part, rien trouvé d'extraordinaire à ce roman très classique. J'avais été emballée par le précédent roman de Mary Hooper paru aux (feu) éditions Panama : "La messagère de l'au-delà", qui pour le coup était d'une originalité à couper le souffle. Cette lecture est beaucoup plus convenue, assez ronflante dans les termes utilisés et la présence d'un petit mémo historique et d'un lexique en fin d'ouvrage le rendent assez scolaire. L'atmosphère de la maison du magicien étant assez particulière, j'y voyais le signe d'un déroulement beaucoup moins conventionnel... Une déception donc pour ma part, mais "La maison du magicien" reste un roman historique tout à fait valable et qui plaira à beaucoup (de filles principalement !)
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