éd. NiL, 2009. 19 euros.

Juliet, jeune auteur londonienne, vient de voir s'achever la seconde guerre mondiale. Nous sommes en 1946 et tout est à reconstruire. Si la jeune femme avait commencé à se faire un nom dans le monde de l'édition par son ton humoristique, elle est bien décidée à se lancer dans de nouveaux projets. Sa nouvelle vie à Londres ne s'annonce d'ailleurs pas très glorieuse : appartement ravagé par une bombe, ex-fiancé quitté devant l'autel... Ce sera sans compter sur la réception d'une lettre d'un certain Dawsey Adams domicilié à Guernesey, qui va lui faire découvrir l'existence d'un cercle littéraire hors du commun et la faire plonger dans les difficultés de l'occupation et l'isolement des îles pendant la guerre. Cette première lettre sera le point de départ d'une correspondance entre notre auteur et les différents membres du cercle...

Un roman épistolaire qu'il nous est donc donné de lire : on y croise tour à tour les membres du cercle littéraire, l'éditeur de Juliet, son prétendant... Les personnages sont nombreux mais on ne s'y perd pas, on s'attache au contraire à certaines personnalités. J'avais eu peur de ressentir une certaine frustration en ne restant que dans le courrier et non pas dans la rencontre physique des personnages, mais bien mal m'en a pris puisque l'un n'empêche pas l'autre. Un habile jeu de correspondances nous permet donc de voir évoluer nos personnages et de se prendre dans leurs histoires. J'avais choisi ce roman en lecture estivale (que je n'ai pas eu le temps de lire avant...) et c'est bien plus complet et touchant que cela n'y paraît. C'est simple, agréable, sans doute pas de la haute littérature, mais peu importe, un très bon moment en perspective ! Un bon moyen aussi de mettre en évidence le quotidien des habitants de ces îles pendant la seconde guerre mondiale, ce qui n'était pas gagné d'avance.
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